Le texte de Valérie Durin, à la fois subtil et historique, mis en scène par Michel Durantin, a transporté l'assistance dans les treize dernières années de la vie de Molière et de Madeleine Béjart.
Ces deux acteurs ont présenté un Molière un peu geignard et une Madeleine Béjart l'obligeant à travailler. (...) Epoustouflants de vérité, ils délivrent un texte de grande qualité dans un français qui fait plaisir à entendre.
Durant toute la pièce, une question lancinante taraudait Molière : Armande Béjart, son épouse, est la fille de Madeleine ; comme il était l'amant de cette dernière, n'aurait-il pas épousé sa fille ? Une question qui restera à jamais sans réponse. La pièce faisait revivre les intrigues de cour, les ragots (Louis XIV était-il vraiment le fils de Louis XIII ?), les jalousies d'auteurs.
Mais, surtout, il montrait l'amour que se portaient, envers et contre tout, Molière et Madeleine qui avait abandonné sa carrière de comédienne pour cet amant qu'elle a porté à bout de bras jusqu'au bout.
Quelques anachronismes voulus égayaient cette belle histoire (...)
Le public s’amusait beaucoup et les trois rappels ont conforté la troupe que cette pièce est un vrai succès.
La Montagne